FoodTech : les startups agroalimentaires sont en plein essor

La FoodTech représente un écosystème en construction et source d’opportunités, comme cela est exposé lors de cette conférence Alter’Native Food 2018.

FoodTech : une opportunité pour l'Europe

Cette table ronde ayant eu lieu lors du forum Alter’Native Food de 2018 évoque la FoodTech et les perspectives d’avenir offertes par ces startups qui révolutionnent le secteur de l’alimentaire de bout en bout de la chaîne de production.

Zoom sur la FoodTech en France et en Europe

Avec près d’une startup créée par jour, la FoodTech est un atout pour l’Europe. On distingue six grandes catégories porteuses du secteur :

  • AgTech : soutien des agriculteurs avec les techniques actuelles.
  • FoodService : apport de nouveaux clients au restaurateur, ou mise en place de nouveaux types de restauration.
  • Media : de nombreuses startups de la FoodTech réinventent la manière d’informer sur le plan culinaire.
  • Delivery et retail : les nouvelles manières de livrer des repas, via notamment des applications mobiles.
  • FoodScience : les nouveaux produits alimentaires.
  • Coaching : des entreprises qui répondent aux questions de ce que l’on devrait manger en fonction de son profil.

La FoodTech concerne donc l’ensemble des entrepreneurs qui s’intéressent aux questions alimentaires, d’un bout à l’autre de la chaîne. La première étude européenne réalisée en la matière a été élaborée afin d’inspirer les entrepreneurs et de donner aux investisseurs et aux industriels les données essentielles. Il s’agit également de donner plus d’informations sur ce qui est en train de se passer, et de dynamiser la FoodTech en Europe.

Quelques chiffres européens

Près de 4,2 milliards d’euros ont été investis dans la FoodTech en trois ans. Cette somme concerne majoritairement Deliveroo, Hello Fresh et Delivery Hero, trois entreprises qui représentent à elles seules 60% de l’ensemble des levées de fonds sur les trois dernières années. Il existe pourtant plus de 1 600 startups à l’échelle européenne.

L’Europe représente 16% des investissements mondiaux dans la FoodTech, alors que l’ensemble des industriels de l’agroalimentaire européen représente 25% du niveau mondial. Il y a donc un retard d’investissement en Europe.

En termes d’investissements, la France est en quatrième position sur les quatre dernières années, derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Le nombre de levées de fonds supérieures à 500 000 euros est très en avance en France, mais le volume d’investissements dépassant les 20 millions d’euros est très bas. En comparant à son voisin européen, on donne beaucoup d’argent à un nombre restreint de startups à Berlin, tandis qu’à Paris on donne peu d’argent à un grand nombre de jeunes entreprises de la FoodTech.

Le retail, le FoodService, la restauration, la FoodScience et l’AgTech sont des domaines équivalents en termes de volume de startups, mais à ce jour, 80% des investissements sont alloués aux entreprises de retail et de livraison.


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Quel est le rôle des investisseurs ?

La FoodTech représente une opportunité majeure pour les investisseurs, puisqu’il s’agit d’un nouveau marché relativement vaste.

Il importe de choisir les opportunités les plus intéressantes, car l’industrie n’est pas structurellement source de marges importantes. Mais elle requiert toutefois des investissements, une capacité de production et un contrôle de qualité. Elle est donc soumise à la contrainte d’un business model pérenne. Cela doit passer à terme par un accompagnement des entrepreneurs, ou bien par la reprise de la part d’un industriel.

L’enjeu à long terme consiste à nourrir 10 milliards de personnes à travers le monde, à horizon 2050. Cette alimentation devra être accessible financièrement et apporter les nutriments nécessaires.

Comment les industriels se comportent-ils face à l’émergence de ces startups ?

Pour Christophe Breuillet, « on s’aperçoit que les industriels sont très en attente par rapport à cette FoodTech qui doit répondre à différents enjeux qui tournent autour d’une meilleure alimentation, que l’on va qualifier de durable, au service du consommateur. » La FoodTech s’accompagne de trois grandes promesses, à savoir celle du plaisir gustatif, celle de la préservation du capital santé et celle de la diminution de l’impact environnemental.

Ce secteur intéresse à la fois les industriels et les acteurs académiques, en particulier la FoodScience. L’un des enjeux de demain est la construction d’une alimentation de meilleure qualité. La France n’est pas forcément en retard, même si elle l’est par rapport à d’autres pays mondiaux.

Les challenges de la FoodTech sont pluriels et les industriels sont en plein questionnement à son égard. Ils sont généralement en demande d’accompagnement pour travailler avec ces startups. De ce fait, un écosystème est en train de se mettre en place, véritable accélérateur de croissance pour ce secteur d’avenir.

Intervenants : Christophe BREUILLER, VITAGORA ; Thomas FOURNIER, SOPEXA ; Matthieu VINCENT, DIGITALFOODLAB et Antoine FINE, EUTOPIA

Zoom sur Eutopia

Eutopia investit depuis trois ans dans ces nouvelles marques de l’alimentaire et bénéficie enfin d’un alignement entre les nouvelles technologies et les changements d’attente de la part des consommateurs.

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