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SIAL Paris, un « hub » stratégique pour la distribution

Publié le par l'équipe SIAL Paris - mis à jour le

SIAL Paris, une source d’inspiration pour créer la préférence !

Nicolas TRENTESAUX est le Directeur du réseau SIAL
« Avec bientôt 9 à 10 milliards d’habitants dans le monde et autant de bouches à nourrir, les perspectives de croissance de la demande constituent un véritable enjeu pour la filière agroalimentaire et pour la distribution.

L’édition 2016 de SIAL Paris sera le reflet de l’évolution et des lignes de force du secteur de la distribution qui a su valoriser son offre face à la multiplication des points de vente. Depuis 20 ans -et pas seulement parce que les habitudes des clients sont bien ancrées- les hypermarchés et supermarchés, qui représentent encore 70% de part de marché en Europe, ont su fidéliser leurs clients et résister à la montée de l’omni-canal ou des circuits alternatifs par un combat permanent pour créer de la préférence. La distribution alimentaire sait que la diversité et la valorisation de l’offre produit, accessible au meilleur prix, créent une différenciation pérenne auprès des clients. Les enseignes ont ainsi su faciliter la vie et répondre à une demande d’expérience de la part des nouveaux  consommateurs toujours plus « consom’acteurs » !

Beaucoup d’innovations de commerce connecté ont été lancées, partout dans le monde, notamment aux Etats-Unis, comme Google Express Shopping et Instacart, qui proposent une désintermédiation. Ces plateformes ou applications proposent aux clients de faire leurs courses sur leurs smartphones, se chargent de réunir les produits et de les livrer. Autant d’offres très « disruptives » qui restent néanmoins des épiphénomènes intéressant des cibles peu sensibles au prix et très attachées au service.

Dans leur manière d’hybrider les métiers, les concepts novateurs en apportent la preuve. Au plus près des clients, le retail a su s’ajuster et s’adapter à la montée naturelle du e-commerce dans un modèle d’hybridation entre le physique et le virtuel. Même avec le drive ou le click & collect, le magasin reste le socle de la relation client, dans des circuits renouvelés mais toujours proches pour créer la préférence.

Des exemples ? Quand les magasins se doublent de restaurants comme chez Eataly ; quand ils se muent en producteur de produits biologiques comme Whole Foods Market ; ou qu’ils deviennent des lieux de « retailtainment » comme les centres commerciaux de Dubaï. Des concepts novateurs qui émergent ici ou là tels des signaux faibles et que l’on ne manquera pas de découvrir grâce aux tables rondes et autres conférences de SIAL TV, ou aux « stores tours » proposés par SIAL Paris et MMS, de la distribution alimentaire, à l’épicerie fine, en passant par les vins et spiritueux. 

Vous l’aurez compris, créer la préférence ne passe pas forcément par le prix ! En premier lieu vient l'offre produit et donc la nécessité toujours plus pressante pour les enseignes de sourcer de nouveaux produits et marques : ainsi, SIAL Paris s'impose comme un terrain de jeu incroyable pour la distribution avec plus de 400 000 produits, toutes les innovations et tendances mondiales ... La plus belle vitrine alimentaire au monde. »

Nicolas Trentesaux, Directeur du réseau SIAL

SIAL Paris 2016 en chiffres

  • 7 000 exposants
  • 2 800 exposants en 2014, soit près d’1 exposant sur 2, proposaient des MDD, parmi lesquelles une sélection présentée sur SIAL Innovation
  • 51% des visiteurs sont issus de la distribution
  • 2 visiteurs sur 3 viennent chercher des nouveaux produits

Dans le caddy de SIAL Paris

Deux visiteurs sur trois viennent sur SIAL Paris pour chercher de nouveaux produits. Les acheteurs alimentaires trouvent sur le salon une inspiration toujours renouvelée et tous les exposants proposant des produits dédiés à la distribution alimentaire seront identifiés au sein d’un parcours de visite consacré au secteur.

Une inspiration toujours renouvelée

Découvrez des produits innovants et les dernières tendances de l'alimentation mondiale

Parce qu’en 2014, 9 acheteurs sur 10 ont plébiscité la diversité des produits. Et que 100% de la distribution mondiale -soit  toutes les marques/enseignes- ont visité le salon : Walmart, Carrefour, Tesco, Metro, Aldi, La Grande épicerie de Paris… L’inspiration permanente continue d’animer le réseau SIAL et sera la caractéristique de l’édition 2016 avec notamment :

  • Plus de 2500 nouveaux produits inscrits attendus à l’opération SIAL Innovation
  • 15 catégories de prix, les tendances XTC et l’étude TNS
  • Le village des gagnants SIAL Innovation 2015-2016 du réseau SIAL qui va permettre de découvrir, à Paris, les produits innovants du monde entier

Une vitrine de l’alimentaire français

Cette année encore, la France sera le premier pays exposant de SIAL Paris 2016, avec plus de 1000 entreprises et 19 % de la surface d’exposition. Cette année, l’agroalimentaire français bénéficiera d’une visibilité particulière, grâce à un partenariat privilégié avec les enseignes françaises et leurs acheteurs. Pour faciliter leur identification, les exposants français des 21 secteurs présents sur le salon seront regroupés sous une signalétique « France » proposée par le ministère de l’Agriculture. Le Guide de visite France facilitera leur  repérage.

« Store tours » dédiés

SIAL Paris s’est associé avec MMM, le spécialiste européen des voyages de veille concurrentielle distribution, pour faire découvrir de nouveaux concepts de retail en France. Trois store tours seront dédiés aux concepts alimentaires innovants dans Paris, à l’épicerie fine et au segment « gourmet », ainsi qu’aux points de vente de vins et spiritueux. 

Au fourneau avec les produits carnés et les produits laitiers

Sur l’édition 2014, ils ont totalisé plus de 1000 exposants, soit 15 % de l’offre du salon. En 2016, produits carnés et les produits laitiers, les 2 secteurs phares seront distingués à travers des événements dédiés dont 2 conférences sur SIAL TV et plusieurs mises en avant dans le cadre des démonstrations de La Cuisine.

Des rencontres Entreprises / Grande distribution

Les liens entre  grande distribution et PME alimentaires se fera à travers les partenariat renouvelés de SIAL Paris avec  la Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France (FEEF) à l’occasion de « Rencontres PME / Grande distribution ». Des enseignes comme Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc, Monoprix ou Système U ont répondu présents ! Ces échanges visent à développer la relation commerciale à travers des décryptages, des mises en relation et des contacts individuels.

World Tour, source d’inspiration retail pertinente

World Tour event

A l’occasion du World Tour, 28 journalistes ont présenté les tendances et produits de leurs pays respectifs. Nielsen complétera cette cartographie de l’agroalimentaire mondial sur les pays concernés pour mieux cerner les orientations et trouver de nouvelles opportunités de développement pour les entreprises alimentaires.

Les tendances et produits seront à retrouver sur SIAL Paris, passage Hall 5A-5B.

La distribution sur un plateau

Sur le plateau SIAL TV, en direct depuis le Salon, des conférences et des tables rondes dédiées aux nouveaux modes de distribution 

Les chiffres marché par zone SIAL 

  • Middle East : marché alimentaire de US$50 milliards, 2/5 dans la distribution, les ventes alimentaires de la distribution ont augmenté de 27% depuis 2012. Concentration de la distribution est en cours de stabilisation.
  • Philippines : 3èmemarché alimentaire dans la région ASEAN, en très forte croissance (liée à leur démographie) estimé à US$ 600 millions d’ici 2020, modernisation rapide de la distribution (baisse de la part des magasins traditionnels : 56% en 2012 vs. 43% en 2020). En détail : Total de 642,013 magasins alimentaires, dont 638,826 épiceries (99,5%), 1,550 magasins de proximité (0,24%), 1,157 supermarchés (0,18%), 458 centres commerciaux (0,1%)
  • Canada : marché de US$5 milliards en 2017, une distribution très structurée
    • 27% de magasins indépendants dont 14% de magasins alimentaires ethniques, 
    • 73% de supermarchés.
    • Marché très sensible au prix (36% des produits sont achetés en promo)
  • Chine : une classe moyenne représentant 350 millions de personnes, marché en croissance de 20% par an (estimé à US$ 1.500 milliards), le plus gros marché du commerce en ligne, les supermarchés en croissance de 9.2% en 2016. D’ici 2018, 4.801 supermarchés auront ouvert leur porte en Chine.
  • Indonésie : une classe moyenne de 45 millions de personnes, la distribution moderne ne représente qu’1% du marché (15% en valeur), les grandes chaînes internationales commencent à se développer, 1er marché mondial pour les produits halal.

SIAL Paris, prend le pouls de la distribution mondiale

La distribution alimentaire innove, en France comme à l’international. Les tendances de marché, les nouveaux concepts et les innovations produits et concepts sont sous les feux de la rampe. 

La distribution mondiale sous tension

Partout dans le monde, la distribution alimentaire se transforme. Nielsen, en partenariat avec SIAL Paris, a étudié les grandes tendances à l’œuvre en Europe. Si les modèles anciens ne fonctionnent plus, le déclin des hypermarchés reste un mythe. Les équipements modernes se développent aux dépens des anciens. Les enseignes discount ne sont pas les poids lourds que l’on imagine et le e-commerce alimentaire est encore balbutiant en dehors du Royaume-Uni. Quelques pays se singularisent. Alors que les enseignes discount ne dépassent pas 20 % du marché en Europe, elles atteignent 42 % de part de marché en Allemagne mais seulement 10 % en France.

A chacun son magasin

Dans l’alimentaire, la plupart des consommateurs ont leurs habitudes et n’entendent pas y déroger. Si le secteur peut sembler moins innovant que d’autres, cette résilience est plutôt une chance. Dans un monde très incertain, les distributeurs sont à l’abri de chutes importantes et durables de leur activité. Pour ces achats très récurrents, les clients vont arbitrer en faveur du point de vente qui leur semblera le plus adapté à leur mode de vie ou à leur culture. La plupart préfèrent le commerce traditionnel, qui permet de choisir ses produits et de vivre une expérience bien réelle. Pour eux, les grands magasins gardent la cote : en France, les surfaces de plus de 1000 m² trustent près de 80 % du marché. D’autres, nettement moins nombreux, optent pour le e-commerce alimentaire (3,8 % du marché en France, selon Nielsen). Les enseignes se déploient selon différents modèles : un modèle « total » qui inclut du service, comme le propose Tesco en Angleterre, ou un modèle « partiel » tel que le drive, qui progresse de 15 à 20 % par an en France.

Le magasin connecté est déjà une réalité

Comme bien d’autres secteurs, la distribution alimentaire a amorcé sa révolution digitale. On ne compte plus le nombre d’applications et de plateformes de livraison alimentaire autour des plats cuisinés, de l’épicerie, des produits frais… En France, UberEats a abordé le marché parisien avec une promesse de livraison « instantanée » en 30 minutes, voire 10 minutes pour une offre express, qui s’appuie sur la flotte de VTC d’Uber. Frichti veut pour sa part lutter contre la malbouffe avec des plats préparés « comme à la maison », dans les locaux de la start-up, et proposés à un prix abordable (menu entre 10 et 12 euros).

Des magasins connectés répondent aussi aux demandes de clients en quête d’un inventaire illimité et des meilleurs prix. Aux Etats-Unis, plusieurs initiatives de désintermédiation s’attachent ainsi à faciliter la vie de leurs clients et à résoudre leur problème d’approvisionnement alimentaire. Avec Google Express Shopping, les clients peuvent faire leurs achats chez plusieurs commerçants et Google s’occupe de la logistique pour rassembler tous les achats en une seule commande. L’application Instacart permet de faire ses courses sur smartphone. Un employé qui travaille pour Instacart dans le magasin s’occupe ensuite de rassembler les produits, de les encaisser et de les livrer.

La bonne recette : créer de la préférence

Dans un univers de plus en plus éclaté, soumis à une surcapacité de l’offre et à une forte guerre des prix, il ne suffit plus d’ouvrir un magasin au bon endroit pour rencontrer le succès ou entretenir la croissance. Les commerces alimentaires doivent être capables de créer de la préférence, notamment en répondant à la demande des clients sur la valeur produit et le service. C’est à ce prix qu’ils pourront convaincre les clients de les préférer à la concurrence.

Sources: Nielsen, World Tour, Olivier Dauvers